Monsieur Jean-Louis Léonard appelle l’attention de Monsieur Hervé Novelli, Secrétaire d’Etat au Tourisme sur la réglementation des locations d’emplacements de résidences mobiles de loisir.
"Aujourd'hui les usagers ont l'obligation de stationner sur des terrains autorisés et aménagés.
N’étant soumis à aucune réglementation spécifique, le contrat de location d’emplacement pour des mobil home relève du droit commun. Il en résulte que les parties fixent d’un commun accord la durée du bail (d’un an le plus souvent) et le montant du loyer initial et révisé (l’absence de clause de révision dans le bail laisse souvent toute liberté au bailleur lors du renouvellement annuel).
La commission des clauses abusives a émis une recommandation en 2005 (05-01) pour la règlementation dans ce secteur mais celle-ci n’est pas suivie d’effet. En effet, l’UFC-Que Choisir a fait la preuve de nombreux abus s’agissant des contrats de location d’emplacement de mobile home. En effet, il n’est pas rare que les locataires subissent un doublement du loyer au moment du renouvellement du bail, voire aient l’obligation de quitter le terrain qu’ils occupaient. Le coût du déplacement du mobil home (= ou > 1 000 €, par convoi exceptionnel), ainsi que la pénurie d’emplacements disponibles incitent le locataire à accepter les augmentations de loyer [impossibilité, le plus souvent, d’accéder à un autre terrain (droit d’entrée, refus du modèle, …)]. Aujourd’hui le problème est donc que les contrats ne sont pas librement négociés mais imposés.
Le 27 novembre 2008 a été signée la Charte de transparence du camping de loisir entre la FFCC et le FNHPA qui prévoit des contrats plus précis, pluriannuels et avec des compensations financières en cas de non-renouvellement. Mais elle demeure d'application volontaire et les dysfonctionnements perdurent sur le terrain. De nombreuses voix s’élèvent pour réclamer qu’une réglementation contraignante encadre ces contrats.
Il lui demande en conséquence de bien vouloir lui indiquer les mesures que le gouvernement compte prendre afin de mettre un terme aux abus constatés, et notamment les délais dans lesquels une réglementation sur les contrats pourrait voir le jour.