.jpg)
Avec les élus du canton de Courçon
L'ensemble des maires du canton de Courçon avait répondu présent à l'invitation du député, mardi 14 avril, à la mairie de Courçon. Ces rencontres cantonales organisées régulièrement par Jean-Louis LEONARD permettent de faire le point sur les projets locaux mais aussi d'aborder des sujets de politique nationale.
S'agissant du service minimum d'accueil des élèves les jours de grève, les élus des 5 communes qui l'ont mis en place ne recontrent pas de difficultés majeures. Cependant , si le nombre d'enfants accueillis dépassent un certain seuil, les petites communes ne pourront plus assumer l'accueil des enfants. Si Jean-Louis LEONARD est favorable à cette loi, il souhaite néanmoins qu'elle soit appliquée avec une certaine liberté en tenant compte de la diversité des situations et de moyens très différents d'une commune à l'autre.
L'éolien a également largement alimenté le débat et le député a souhaité connaître la position des élus sur le sujet. Bernard BESSON a clairement donné la position de la commune de Ferrières sur le projet de la butte des Moindreaux. Répondant au maire de Saint Jean de Liversay, Bernard BESSON a indiqué que " certes les élus de la communauté de communes avait donné un avis favorable dans un premier temps, mais la commune de Ferrières avait ensuite désapprouvé le projet ,modifié à plusieurs reprises. "Au vu du projet définitif, nous sommes revenus sur notre position car nous ne pouvons pas accepter l'implantation d'éoliennes à 500 mètres des habitations."
Jean-Louis LEONARD a invité les élus à poursuivre le débat sur et à formaliser clairement leur position vis-à-vis de ce projet et de l'implantation d'une ZDE sur le territoire de l'Aunis.
La participation des communes à la scolarisation des élèves dans les écoles privées fut également au centre des discussions, un certain nombre de maires ayant été assignés au tribunal administratif pour avoir refusé de payer pour les élèves de leur commune inscrits dans une école privée. Au niveau de la Charente-Maritime, la somme demandée aux communes s'élèvent à 500 000 euros. La proposition de loi adoptée par le Sénat en décembre 2008, ne règlera pas le problème car il n'y aura pas de rétroactivité.
En tant qu'élu de la République, on ne peut s'opposer à la loi, même si celle-ci crée un déséquilibre entre privé et public.Mais plutôt que de garder le silence et de refuser de payer, les élus ont tout intérêt à renouer le dialogue avec les écoles privées et à leur répondre.
Les élus ont également souhaité aborder la réforme des collectivités territoriales et les orientations du rapport Balladur. Le député a indiqué que le projet de loi devrait être prêt à l'automne et en a donné les grandes orientations. Il a clairement réaffimé qu'on ne toucherait pas aux communes et à la légitimité de celles-ci. Concernant l'élection des délégués communautaires, elle ne peut se faire au suffrage universel. Ce serait un non sens car on ne peut pas avoir deux légitimités qui se chevauchent. "le président d'une CDC qui serait élu au scrutin universel, c'est la mort des maires" a déclaré le député.