Question écrite de Jean-Louis LEONARD au Ministre du Budget, sur les craintes exprimées par les professionnels de la filière hippique concernant le projet de loi relatif à l’ouverture à la concurrence des paris hippiques et sportifs en ligne.
Il souhaite d’une part que les paris hippiques soient strictement contrôlés par l’Etat et d’autre part que ceux-ci ne puissent revêtir que la forme mutuelle.
En effet, en l’absence de contrôle par l’Etat les sites de paris illégaux situés à l’étrangers profiteront de l’aubaine pour accroître leurs parts de marché sans pour autant contribuer au financement de la filière hippique qui vit en grande partie grâce au reversement d’une partie des paris enregistrés, en France, par le Paris Mutuel Urbain contrôlés à 100% par l’Etat.
Enfin, les paris hippiques doivent rester sous la forme mutuelle qui contrairement aux paris à la côte ne nécessitent pas l’intervention d’un tiers qui fixe lui-même les règles du jeu en fonction de ses informations privilégiées ce qui peut favoriser les opérations de fraude et de trucage.
Ainsi ces deux éléments permettraient de continuer de garantir l’honnêteté des paris hippiques et d’assurer le financement de la filière hippique qui représente dans notre pays plus de 66 000 emplois.
Aussi il lui demande de bien vouloir lui indiquer la position du Gouvernement sur ces sujets essentiels pour l’avenir de la filière hippique.