Eléments d’information sur le Revenu de Solidarité Active :
Avec le RSA, le Président de la République tient un engagement de campagne majeur et mène une politique ambitieuse envers les Français les plus démunis, en luttant contre l’assistanat et en poursuivant l’effort de revalorisation du travail.
I) Pourquoi fait-on le RSA ? La faillite du RMI:
- La pauvreté a cessé de reculer : 7 millions de personnes vivent encore sous le seuil de pauvreté en France ; un ménage français sur 8 vit avec un revenu insuffisant.
- La pauvreté connaît même un nouveau visage, celui des « travailleurs pauvres » pour qui le travail ne protège pas de la pauvreté.
- Le RMI a également failli à sa mission d’insertion, excluant parfois un peu plus encore ceux qu’il était pourtant censé aider. Le RMI, avec bonne conscience a enfermé un peu plus nos concitoyens dans l'assistance puisque ceux qui retrouvent un travail, perdent des revenus.
- Quand l'assistanat paie plus que le travail, on rend prisonnier de l'assistance.
II) Le RSA : réconcilier la solidarité avec le travail en mettant fin aux effets pervers de l’assistanat:
- Le RSA est une allocation qui remplacera les deux principaux minimas sociaux : le RMI et l’API. Plus de trois millions de foyers devraient percevoir le RSA :
- D’une part, des personnes sans aucune source de revenu, et notamment sans revenus tirés du travail. Pour eux, le montant du RSA restera fixé au niveau du RMI ou de l’API.
- D’autre part, un million et demi de travailleurs pauvres, pour qui le RSA représentera en moyenne 110 €/mois en plus pour subvenir à leurs besoins ; 130 €/ mois en moyenne pour un couple avec enfants.
III) Le RSA est une mesure financée:
- Certains avaient annoncé que l’on ferait un RSA au rabais, que l’on ferait payer la lutte contre la pauvreté par la redistribution entre les précaires.
- C’est la politique de solidarité la plus ambitieuse menée en France depuis 10 ans. Le RSA coûtera 1,5 milliards d’euros. C’est un effort considérable pour la nation.
- Mais qui est assumé de manière responsable : on ne le financera pas par les déficits, mais par une hausse de la fiscalité sur le capital. Les revenus du capital qui augmentent depuis des années plus vite que les salaires, seront mis à contribution pour améliorer les revenus tirés du travail.