Michel BARNIER et les élus de la Charente-Maritime étaient hier, à Marennes, au chevet des ostréiculteurs pour marquer leur solidarité vis-à-vis d'une profession touchée par une crise fulgurante et sans précédent de mortalité des jeunes huîtres.
Un tour de table avec la soixantaine de professionnels présents a permis à chacun d'exposer très concrètement la situation , exprimer ses inquiétudes, et au Ministre de prendre pleinement la mesure de l'ampleur de la crise. Les témoignages sont identiques et la peur de l'avenir face à un virus non identifié est sur toutes les lèvres.
Un dialogue franc s'instaure avec Michel BARNIER, très attentif, "qui n'est pas venu faire de l'esbrouffe mais qui veut comprendre, écouter sérieusement pour apporter des réponses rapides". Le ton est donné, l'approche est directe et pragmatique, en phase avec les ostréiculteurs.
Le Ministre a ensuite donné la parole aux scientifiques de l'IFREMER. Si la présence d'un virus exotique est écarté, le Président Jean-Yves PERROT a indiqué qu'ils doivent poursuivre leurs recherches et explorer toutes les pistes. Michel BARNIER les a assurés de son soutien et dotera l'IFREMER de moyens supplémentaires, en cas de besoin.
Avec méthode, le Ministre déroule son plan de sauvegarde. Pour faire face à la crise et aider les entreprises les plus en difficulté, le Ministre mobilisera tous les outils disponibles: des mesures d'allègement des charges et des reports fiscaux, ainsi que l'acivation des procédures de calamités agricoles. Les entreprises seront aidées proportionnellement aux dégâts constatés, au cas par cas. Au préalable, avant d'enclencher les aides, une cellule de crise confiée au Préfet établira très précisément un état des lieux et évalurera les conséquences économiques dans chaque entreprise.Au delà de l'urgence, il faut également mettre en place une stratégie de réensemencement des parcs à partir des écloseries et du captage naturel, et qui devra être encadrée par l'IFREMER.
A l'issue de la réunion Jean-Louis LEONARD a salué les mesures annoncées par le Ministre." Il y a bien 2 stades d'intervention qu'il convient de bien différencier: un plan à moyen terme avec le réensemencement et les aides urgentes qu'il faut débloquer très rapidement si on ne veut pas que des entreprises disparaissent". Il a notamment évoqué le cas d'ostréiculteurs qui ne font que du demi-élevage et qui n'ont donc plus rien à vendre. "Ces entreprises ne passeront pas le mois d'août si nous ne déclenchons pas rapidement des aides" a déclaré le député.