Mercredi soir, le député de Châtelaillon, Jean-Louis Léonard, a joué le rôle du médiateur entre le rectorat et le lycée Merleau-Ponty, à Rochefort. Après la grogne et le tract rédigé par plusieurs enseignants de cet établissement (« Sud Ouest » du 14 février) au sujet de la dotation horaire - 62 heures hebdomadaires seraient supprimées à la rentrée 2012 -, il a donc rencontré la rectrice de l'académie. Puis, la proviseur de l'établissement.
« Avec la rectrice, nous avons fait le tour du sujet, explique-t-il. La dotation horaire est complète et calculée pour assurer les enseignements essentiels. Le problème vient du choix du lycée qui, l'an passé, a affecté de nombreuses heures à des options ne rassemblant que peu d'élèves. »


Voilà le plan du député, convaincu par la rectrice : « Le but serait d'inciter l'établissement à regrouper les options, voire à en supprimer. Il y a une inadéquation entre la dotation et le choix de Merleau qui, peut-être, propose toutes ces options pour être attractif… Je ne sais pas. Dans cette affaire, il n'y aura pas de miracle. Il faut se montrer raisonnable. »
De la récupération ? Autrement dit, Jean-Louis Léonard ne promet rien. Cependant, il affiche sa volonté de remporter un combat à ses yeux « essentiel ». « Le seul désaccord que nous avons eu avec la rectrice concerne les cours d'informatique. Il manque six heures, que je lui ai demandé de trouver. Cet enseignement est primordial… Mais le matériel fait défaut ; cela relève de la compétence de la Région. »
Jean-Louis Léonard a terminé sa tournée en invitant la rectrice et la proviseur à se mettre autour d'une table. Car le député n'a pu s'empêcher de remarquer que la fronde de Merleau-Ponty survenait « dans un contexte particulier ». « Je ne suis pas dupe. La période est électorale et, avec ce genre de tract, nous sommes loin du dialogue censé prévaloir dans ces circonstances. De plus, je ne peux ignorer qu'un enseignant de Merleau est aussi secrétaire de la section PS de Rochefort […] (1). Parfois, je crains que les enfants aient bon dos. » De son côté, le maire de Châtelaillon explique évidemment qu'il ne cédera pas « à toute tentative de récupération politique ».
(1) Yves Roigé, qui ne fait pas partie du conseil d'administration, précise qu'il distingue son engagement militant et sa vie professionnelle. « Je défends mes collègues et l'intérêt général, c'est tout. D'autres devraient en faire autant. »