JEAN –LOUIS LEONARD REAGIT FACE AU RECOURS DES PLAISANCIERS DEVANT LE CONSEIL D’ETAT
C’est avec indignation que j’ai appris que deux associations de plaisanciers, l’Association des Plaisanciers de La Rochelle, et l’Union des associations de navigateurs de la Charente-Maritime préparaient un recours devant le Conseil d’Etat contre l’arrêté préfectoral autorisant l’exploitation de filières dans le Pertuis d’Antioche.
Après avoir été déboutés par la cour administrative d’appel de Bordeaux, ces quelques plaisanciers, qui n’ont de cesse d’attaquer les filières depuis 2005, signent là leur dernier coup bas en balayant d’un revers de main le compromis acceptés de tous, en 2004. En effet, ces multiples tentatives de sabordage de la mytiliculture sont d’autant plus incompréhensibles que le projet de filières dans la baie d’Yves, avait fait l’objet d’une large concertation menée par le Préfet de l’époque, Bernard Tomasini, et les différents usagers du pertuis d’Antioche. Ainsi, la localisation des filières et son nombre, limité à 120, avaient été définis avec l’assentiment des plaisanciers. Au cours de cette réunion, nous avions même déplacé le champ de filière vers le nord-est de l’île d’Aix, de manière à ne causer aucune gêne pour les plaisanciers et permettre une navigation en toute sécurité.
Cet acharnement de quelques plaisanciers en mal de reconnaissance risque de porter le coup de grâce aux mytiliculteurs qui comptent sur les filières pour relancer leur activité et compenser la mauvaise production des moules de bouchots. Dans le contexte économique difficile que nous traversons, une telle position des plaisanciers n’est pas tenable, face à des professionnels qui défendent leur outil de travail. Alors que toute une filière se trouve menacée, comment accepter que des plaisanciers s’approprient un espace pour leur loisir, au détriment de nos mytiliculteurs ?
Fort heureusement le recours devant le Conseil d’Etat n’est pas suspensif : les 60 filières d’ores et déjà installées restent légales et rien, dans l’attente de la décision ne pourrait faire obstacle aux 19 demandes actuellement en instance.
Au-delà du message de soutien que je souhaite apporter aux mytiliculteurs, je demande à Monsieur le Préfet de la Charente-Maritime d’organiser rapidement une réunion pour faire le point avec les professionnels.